Le mercredi, Rachel exploite ses « Oui-mais« , alors comme on collabore, dans un souci d’entente européenne, je mets en place la même chose, le jeudi, ici-même.
Sauf que le « Oui-mais », ici, c’est moi.
Non, les enfants n’ont pas le monopole des questions à la mords-moi-le-nœud.
Tout à l’heure, sur Rue89, je tombe sur un papier qui rapporte la lettre de démission d’un directeur d’école de son poste.
La lettre est juste, poignante, cassante, effrayante, mais la décision de cet homme est d’une logique implacable. Il ne peut plus assurer ses fonctions dans les conditions déplorables que connaît l’Education Nationale.
Il remet en cause la sécurité, de liberté, d’épanouissement, d’ouverture, le système de notation brimant les plus faibles, et l’appauvrissement des initiatives éducatives et pédagogiques au profit de la culture de l’élite et du résultat.
J’applaudis.
Quand un système en lequel on avait foi et pour lequel on consacre sa vie par vocation déraille, mieux vaut en partir, quitte à claquer la porte après tant d’années.
Et puis je finis par me dire que ce que cet enseignant déplore, nous, parents, le déplorons aussi.
Et puis je finis par me dire que ce que nous, parents déplorons, nos enfants le déplorent aussi.
Dans ce cas, pourquoi ne serait-il pas permis aux enfants de démissionner de l’école, de la même façon que peuvent les grands, pour exprimer un ras-le-bol, tirer une sonnette d’alarme ou changer de vie, d’établissement?






