Brocante, vide-grenier, vide-merdier, marché aux puces, braderie…
Lu, entendu, vu, passé devant, noté une date sur une enveloppe, dit aux copines ou aux frangines « Ah ouais tiens, pourquoi pas? » et…
Je n’ai jamais vraiment chiné de ma vie.
Pourtant, les vieilleries, les trucs qui ont déjà vécu, les retapes, les restaurations, j’aime.
Posséder quelque chose qui a déjà appartenu à quelqu’un qui en était probablement tombé amoureux, avait juré le garder toute sa vie, l’avait entretenu, tenté de préserver l’état et l’éclat du premier jour, du premier regard, du premier contact.
Et d’ailleurs, j’aime tellement ça que je l’ai déjà fait, finalement.
Et ça fait plus de 20 ans que ça dure.
Et il y a peu de chance pour qu’un jour, ce quelque chose, vous le trouviez sur le stand d’un camelot, l’étagère d’un brocanteur, ou l’emplacement d’un chiffonnier.
Le Conjugué, même d’occase, même moins neuf, même déjà servi, même vintage, je me le garde.







