Décidément, cette aventure que nous vivons, la joyeuse bande des Premières fois et moi, elle me surprend autant qu’elle me plaît.
Entre les souvenirs des uns, le talent des autres et l’interaction, jamais je n’aurais cru autant me plaire dans une activité de groupe sur Internet.
Ce soir, la figure imposée librement est le premier écrit.
Alors bien sûr, je pourrais vous raconter la première ligne de « blouque » qu’on a tous faite en tirant la langue et en penchant la tête, maudissant cette boucle qui partait dans tous les sens.
Je n’aurais aucun mal non plus à étaler ici ma première auto-dictée, dont je me souviens que je n’avais pas réussie, à un « œ » près, qui a occasionné ma première crise de larmes scolaire.
Même ma première rédaction, en 6ème, qui m’avait rapporté un 19 sur 20, alors qu’il suffisait de faire parler une chatte facétieuse qui se cache sur le haut d’une armoire et qui commente les pitreries de ses maîtres pour la retrouver.
Je pourrais parler sans problème de la lettre de démission du lycée que j’avais rédigée, afin de demander à terminer ma terminale à la maison et de passer le bac en candidat libre, alors même que je me doutais que je n’en ferais rien.
Et que dire de la première lettre administrative imposant mon tout nouveau « Madame », mon tout nouveau « Mon fils » ou encore mon premier billet de blog.
Tout ça, je m’en souviens comme de mes premières règles.
Pourtant, ce soir, j’ai envie de parler de ce Monette nous a dit, dans le groupe, à propos de ce thème hebdomadaire.
Que dire de Monette?
Rien d’autre que ce que vous pourrez ressentir lorsque vous aurez lu ce qu’elle a écrit.
J’ai pensé longtemps au thème de ce jour, me demandant ce que j’avais bien pu écrire, la première fois…
Du plus loin que je me souvienne, mes premiers écrits sont des lettres d’enfant.
Celles que j’envoyais à ma mère quand j’étais en vacances chez mon père.
Et à mon père, quand j’étais de retour chez ma mère.
Aujourd’hui je ne peux plus écrire, ni à l’un ni à l’autre.
Mais ces petits courriers là ont fait de moi une épistolaire à jamais.






Pingback: Le 1er jour où… j’ai écrit pour une autre | christinedb | Scoop.it