Le vendredi soir, c’est la fête à la maison.
Le premier jour de la semaine où la table reprend sa forme et sa fonction originelle, celle où elle accueille enfin la famille réunie que nous formons, mon quartet à queues et mézigue.
En principe, c’est l’occasion pour moi de littéralement mettre les petits plats dans les grands avec un vrai repas, composé d’une vraie entrée, d’un vrai plat de résistance et d’un vrai dessert.
Mais ce soir, y avait match.
Et non content que la Grèce se soit fait voler sa victoire par un abruti d’arbitre qui je l’espère sait courir très vite, il était tard et on avait rien foutu.
Je suis allée donc chercher conseil, aide, épaule et appui auprès du placard à bouffe.
« Chéri, on fait quoi ce soir? », lançais-je au Conjugué encore tout retourné de la défaite Hellène.
« Je sais pas. », répondit-il, alors que j’ouvre dans le même temps la boîte de Pandore, laquelle dégueule littéralement. (il est bien évident que lorsqu’on balance un paquet de spaghettis ouvert dans le placard et qu’on referme très vite, pour éviter de voir qu’il va forcément glisser sur le paquet de purée tout mou, le prochain qui va ouvrir le placard va s’en prendre plein les dents. Curieusement, le prochain, c’est pas le même que le précédent.)
« Des spaghettis?
-Mouais, ou alors un Mikado. »




J’aime bien, chez toi on dirait chez moi. Sauf que chez moi, c’est toujours la même qui rouvre le placard ensuite (moi).
Je te rassure, c’est moi qui m’y colle aussi. JE sais pas comment ils se débrouillent.
Ah je trouve ça très joli.
Mikado Bolognaise ou mikado au beurre ?
Mikad’eau.
Cela ferait une jolie toile (tu connais ma maîtrise en ce domaine
)
Expressionnisme culinaire.