C’est mardi.
Et hier, c’était la rentrée.
Pour tout le monde, se lever et reprendre une activité bien rythmée, montre et emplois du temps en main a été une réelle torture.
Pourtant, il a bien fallu se plonger dans ce troisième trimestre dont on se demande bien pourquoi il porte encore ce nom.
Et si hier, tout semblait finalement normal, ce matin, vers 10h30, soudain, un silence peu habituel a envahi la maison.
Le Conjugué à côté de moi, et le Benjamin au salon, censé être en plein cours de musique, donc par définition bruyant, assisté par le Préparant en train de déjeuner.
Intriguée comme une murène venant de voir passer Jack remontant les fonds marins pour sauver Rose, je me précipite dans la pièce où devrait en principe régner soit un semblant de musique, soit une énième dispute entre frangins.
J’ai vite rangé mes reproches et mes soupirs au profit de mon appareil photo, en mode paparazzi, tant le spectacle ne devait en aucun cas souffrir d’une quelconque perturbation.
« Chut, j’écoute Le débit de lait. »



