J’ignore pourquoi, mais je n’ai jamais aimé fêter carnaval.
La foule, les masques, les grelots, le bruit, les trous noirs à la place des yeux, le feu, le concours du meilleur déguisement, peut-être cet ensemble d’excès me fait peur.
Et mauvaise mère que je suis, c’est en toute logique que je n’ai jamais réellement encouragé mon trio à respecter la tradition au-delà des obligations scolaires.
L’école leur faisait réaliser leurs déguisements? Parfait.
L’école invitait les parents à voir leur progéniture défiler en pleurant? Parfait.
Sans moi.
Aucun d’entre eux ne m’en a jamais réellement tenu rigueur.
Enfin, si.
Le Préparant.
Une fois.
J’avais fourni comme le petit mot collé de traviole dans le cahier de liaison l’indiquait, un tee-shirt de papa blanc, que j’avais acheté neuf, dans la mesure où au premier lavage par mes soins de tout ce qui est blanc dans la maison ressort de la couleur de la culotte, laquelle aura pris celle du pantalon qui avait eu la bonne idée d’être noir.
J’avais précisé que non, mon enfant ne présentait aucune allergie connue au maquillage, bien que n’en ayant pas la moindre idée, puisque je n’ai jamais joué à tartiner mon fils pour le transformer en Régine.
J’avais également mentionné le fait que l’Interné était atteint de varicelle, et que donc, il eut été malheureux qu’il contaminât le village entier. Par conséquent, je serai absente et malheureuse comme les pierres de ne pouvoir être de la fête que j’attends comme le Carioca le Carnaval de Rio.
J’aurais pu également informer la population que j’étais enceinte du Benjamin et de terribles nausées entraînant des vomissements par jets incontrôlables seraient assez inconfortables pour le bon déroulement de la cérémonie, mis à part le fait d’éteindre l’incendie de sa Majesté Carnaval.
Mais j’ignorais que j’avais un polichinelle planqué dans le tiroir.
Il est donc parti le matin, avec ton tee-shirt blanc, son ticket de cantine et son petit sourire.
La journée s’est déroulée comme elle le devait.
L’Interné a profité que sa mère était affairée à éviter de repeindre les murs des toilettes à la bile pour faire semblant de dormir et se fabriquer un masque de Carnaval aux feutres de son frère.
Le Conjugué a appelé sa promise pour savoir si l’Interné s’était gratté, si le Préparant n’avait pas péri dans les flammes et si sa douce était sûre qu’elle était pas enceinte, des fois, comme ça, rapport à la dernière acrobatie mal maîtrisée sur le canapé.
Enfin, vers 17 heures, j’entends une portière se refermer et le portail grincer.
La porte s’ouvre et laisse entrer un espèce de troll informe.
Seules ses dents étaient encore blanches.
Le reste était tellement indescriptible que je suis allée vomir mon estomac.
« C’était bien?
-Si t’étais venue, tu l’aurais su. »


















Well, that makes 2 of us! Mes 2 « old babies » & leurs parents n’avons jamais aimé « ça » non plus, donc ce n’est pas grave, Dr-Zette!
Quant à « Et mauvaise mère que je suis! » – stop l’auto-flagellation, please, tout le monde sait déjà que c’est tjs la faute de la mère, assumons-le once forever!
J’assume! (ouais tu parles
)
mais oui, chère madame, je parle, car je sais de quoi je cause et je me dis que la famous blanquette de Limoux(on prononce le « x », SVP!) est plus intéressante et nettement plus attirante que le « troll carnival »!
Je vois que tu as saisis les priorités du terroir
J’y ai échappé car l’école de mes enfants n’organisait rien !!!
J’suis pas fan non plus
OUF!
Je me pensais pas normale
QUOI?! tu n’as jamais barbouillé tes enfants de pâte à maquillage grasse et qui pue?
Nan.
Je sais, je devrais être dénoncée pour ça.
C’est presque grave tu sais :p
De quoi fermer un blog et tenter l’exil troglodyte?