Je suis déjà debout.
Et déjà je promène une lame sur mes joues.
Tous les lundis, je tente, comme tout le monde, de prendre ma place dans le trafic.
A pieds, à vélo, en bus, en métro, en train, dans l’air ou… par terre.
Depuis quelques années, le boulot, il n’est qu’à quelques pas traînants de mon lit.
D’aucuns diront que c’est le pied.
D’autres passeront leur chemin, voyant en vous la feignasse de service qui bosse en pyjama sans s’être lavé les dents.
A quoi bon? Personne ne me voit, ne m’entend.
On pourrait dire que ce statut de boulot pourrait très bien convenir aux grands timides, aux puceaux de la vie comme je l’ai entendu hier, dans la télé.
Or, je n’en suis pas.
Ce qui ne veut pas dire que je suis pour autant sociable à l’envi.
Sont-ce ces années coupée du monde qui m’ont rendue ainsi craintive de l’autre?
Est-ce ce silence forcé, cet isolement relatif qui me pousse à causer en chute du Niagara lorsque je harangue le congénère?
Peut-être.
Peut-être pas.
En fin de compte, ce n’est peut-être pas parce qu’on parle beaucoup qu’on est pas timide.
Et ce n’est peut-être pas parce qu’on est timide qu’on ne l’ouvre jamais.





















C’est marrant comme le virtuel fausse l’ image qu’on se fait des autres mais je suis entièrement d’ accord avec tes deux derniere sphrases. On croit toujours que je suis froide parce que je parle tres peu quand je recontre quelq’un pour la premiere fois. Foutaise.
Parfois, c’est inconscient qu’on est… froid, comme une sorte de carapace parce qu’on a juste peur des autres et qui au final, renvoie l’image inverse: on fait peur.
Ah…lala….
une couleur un peu timide pour te dire que j’aime beaucoup le ton de ce texte
(Zette – si ce n’est que je ne suis pas super à jour dans le domaine… – tu peux me dire où j’ai loosé avec mon code HTML dans mon com’, steup’ ?)
Où ça?
Quel code?
J’en vois nulle part?
Ça fait 20 ans que je ne travaille plus, que je suis chez moi. Forcément ça coupe du monde, on ne rencontre personne mais je me dis souvent que je préfère ça que de supporter des obligations tous les jours. Je ne suis pas du genre sociable, je ne suis pas non plus timide, juste un peu sauvage. J’ai l’impression ainsi de gérer la distance entre les gens et moi. Je peux être très proche à 2000 km, je peux être absente à 5 mètres. J’ai longtemps pris plaisir à passer pour une feignante alors que je fais plein de choses, je les fait à mon rythme voila tout.Je suis un gros chat.
Je ne t’ai jamais vu comme une feignante, je t’ai toujours imaginé très active, pleine de pep’s et sur plusieurs terrains à la fois. Rien ne m’ôtera cette vision de toi. Et puis quand on a un mari, 3 gamins, je sais pas combien de chats, plusieurs boulots et une maison à gérer, je vois pas comment on peut passer pour une feignasse !
Timide ? Peut-être mais pas longtemps alors
Professionnellement uniquement, le télétravailleur est souvent perçu comme une feignasse baignant dans le privilège et le luxe d’un boulot tout cuit et facile.
Pour le reste, nan, je suis pas feignansse
Et sinon, ton profil perso me correspond assez. Timide non, mais aimant bien rester dans son coin tranquille!
A te lire comme ça, je n’aurais pas non pensé à « timidité » en ce qui te concerne, mais le blog n’est p-e pas le meilleur reflet de la personnalité de son propriétaire (je parle en général).
Moi je me mets dans la case « pas timide mais réservée (y’a une nuance) qui l’ouvre parfois ». Bon lundi !
je n’aurais pas non PLUS pensé…
C’est ce que permet en effet un blog, d’exprimer un peu ce qu’on n’ose pas dire, pour des raisons personnelles.
Mais je suis assez « sauvage » en vrai.
J’allais te mettre un message pour te dire que « Oooh, c’est rigolo, moi aussi j’ai causé de causer, ce matin, dans le poste » ! Mais tu le savais
Je vois tout je sais tout.
Mais je dis rien.
J’écris.
(ouhhh t’as peur là?)
Je travaille un ou 2 jours par semaine « à la maison » et ce sont les jours où je fais le plus de travail concret mais je suis contente d’aller au bureau les autres jours pour être avec mes collègues…
On ne t’imagine pas timide
Bonne journée à toi…
Oui, je trouve que c’est vraiment important de ne pas perdre le fil du contact humain, ça fait vraiment du bien!
Je travaille aussi à la maison. Mais jamais en pyjama… des clients peuvent toujours surgir à l’improviste :-S
Mais je me reconnais bien dans le portrait du fainéant !!
Mais je suis tellement bien dans mon petit cocon…
idem!