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Pourquoi je sors mon fils du collège

Publié le 4 janvier 2012 par dans Zette & The City

Pour celles et ceux qui n’auraient pas tout suivi depuis le début:

Le Benjamin subit une forme de harcèlement moral et physique de la part de ses camarades depuis maintenant plus d’un an et demi.

Tout a démarré à la rentrée au collège, en 6ème l’an dernier.

Bousculades, insultes, provocations, moqueries…

Rien de très grave ni visible a priori, mais suffisamment tout de même pour qu’après plusieurs interventions auprès des professeurs et du Principal du collège, nous décidions, deux semaines avant les vacances d’hiver en 2010, d’un commun accord avec l’établissement et le pédopsychiatre du CMMP, de garder notre fils à la maison jusqu’à la rentrée suivante.

La suite et la fin de l’année se sont mieux déroulées, tout le monde semblait avoir mis la pédale douce, et la psychothérapie semblait porter ses fruits.

Les vacances de Pâques et celles d’été ont été enrichissantes pour lui, il a mûri, a laissé ses angoisses sur le bord de la plage en Espagne et il a fait sa rentrée scolaire normalement, avec tout l’optimisme d’un gamin de 12 ans bien dans ses baskets.

Le petit manège a recommencé, mais il semblait mieux armé pour s’en détacher et relativiser.

Et puis un jour, il a souhaité se défendre et répondre.

Bien mal lui en a pris, il s’est fait punir.

Nous avons alors constaté une chute sensible dans ses résultats, et son comportement. Il devenait agité en classe, répondait aux professeurs…

Après une entrevue avec l’un d’entre eux, nous avons compris qu’expliquer la situation ne servirait à rien. Certes, notre enfant a une part de responsabilité dans le fait que ses camarades soient hostiles envers lui. Effectivement, il a des difficultés d’adaptation en société, mais cela a toujours été ainsi, le collège n’a fait qu’amplifier le phénomène. De fait, il est tantôt très renfermé, tantôt omniprésent.

Du côté du personnel encadrant, il ne s’agissait que de « gamineries », que notre enfant grossissait tout et qu’on ne pouvait pas en permanence mettre un surveillant derrière chaque enfant, qu’il venait se plaindre trop souvent de ses camarades, et qu’au final, ça aggravait son cas, alors même que l’an dernier, le Principal lui avait conseillé de venir parler dès qu’il le souhaitait, qu’il n’hésite pas.

Et oui, les gamins sont malins, ils savent provoquer sans être vus. Notre fils, beaucoup moins. Et manque de chance, chaque fois qu’il répondait aux attaques après avoir tenté de les ignorer, un surveillant était présent. Il est plus simple de punir un enfant sans tenter de comprendre le pourquoi du comment. On gagne du temps.

Le dialogue était dès lors rompu tant avec les professeurs que le personnel encadrant, nous avons tenté de prendre le relais. Ses grands frères, son père et moi l’avons entouré, rassuré, lui avons indiqué quelques attitudes à adopter, quitte à lui conseiller d’être un peu filou.

Mais rien n’y a fait et hier, il a totalement craqué.

Nous avons donc pris la décision de le sortir de cet établissement.

Nous avons rencontré le pédopsychiatre du CMPP cet après-midi même et bien qu’il estime que la déscolarisation n’est pas la meilleure solution, il a tout de même accepté notre décision, qui a été mue par le désir de notre enfant, hier. Selon lui, la déscolarisation est une manière de mettre en place une mécanique de fuite au moindre problème.

Nous ne sommes pas d’accord. Il ne s’agit pas de fuir, il s’agit de se protéger là, tout de suite. Notre fils n’a pas peur de l’école, ni de ses camarades, il ne comprend plus le comportement, refuse d’être la tête de turc et le jouet d’autres enfants qui ne respectent PERSONNE, ni les règles essentielles du savoir-vivre. Et comme il n’a plus le soutien des adultes qui sont censés le protéger, il préfère ne pas retourner dans un environnement qui n’est pas sécurisé.

Bien sûr, nous pourrions l’inscrire dans un autre établissement, mais ce n’est pas ni géographiquement, ni techniquement possible.

Alors la scolarisation à distance, même si elle n’est peut-être pas la meilleure solution, est la moins pire, et une réponse rapide à une question urgente.

Et d’autant plus urgente que j’ai appris ce soir, il y a quelques minutes, le suicide de cette jeune fille de 12 ans, avec l’arme de chasse de son père. Elle n’en pouvait plus de subir le harcèlement de ses camarades. La famille doit vivre actuellement un calvaire, au-delà du drame de la perte d’un enfant, un long combat l’attend et j’adresse sincèrement toutes mes condoléances et mon soutien à ses parents, ses proches et son entourage.

Il ne faut PLUS que ces mômes souffrent.

Il ne faut PLUS qu’ils subissent des représailles pour avoir osé parler.

Il faut ABSOLUMENT des moyens supplémentaires pour renforcer l’effectif du personnel encadrant.

Il faut sanctionner SÉVÈREMENT le harcèlement à l’école.

L’école ne doit PLUS être un lieu dangereux.

L’école doit continuer d’être un lieu sécurisé, agréable, et au sein duquel les enfants doivent s’épanouir à tous les points de vue.

Par conséquent, notre enfant ne retournera pas au collège.

Et nous ferons tout pour l’aider avec les moyens qui sont à notre disposition.

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  comments 

Si tu as Facebook, cause dedans:

  1. Conseils en menuiserie (1 comments)

    Je le dis et je le répète, c’est au service de Vie Scolaire qu’on reconnait la qualité d’un établissement… C’est un secteur clé, qui n’a sans doute pas assez de moyens pour écouter tous les enfants, mais ô combien crucial…

    Reprendre confiance en soi, après une telle épreuve… Primordial. Courage !

  2. catheu (1 comments)

    bonjour Zette,
    je viens de lire ton message et je retrouve tous les problèmes qu’a mon fils cédric 12 ans il est timide, renfermé au début de la rentrée au collège (6éme) tout aller bien il avait des amis riés été heureux d’y aller mais a partir de novembre 2011 son comportement a changé il est suivi par une spychologue mais ne dit rien et un jour en inscistant de savoir pourquoi il ne voulait plus aller en cours il m’a dit (les larmes aux yeux) qu’il s’est fait battre par des grands de 3éme le collège ne veut pas comprendre alors j’ai téléphoner a l’académie de Montpellier pour le changer d’établissement (qui est je pense) la meilleure des solutions et aujourd’hui j’attend la réponse qui j’espére sera positive. Merci de savoir si il y a d’autres personnes dans ce cas.

  3. Mimilie (2 comments)

    Tout d’abord pleins de courage et de soutien à toute ta famille.
    Est ce que tu as pris la bonne décision ? Franchement, je n’en sais rien. Mais une chose est sûre c’est lorsqu’il y a urgence, lorsque l’on voit son enfant souffrir, lorsque personne ne comprend une position qui sommes toutes est pas compliquée : Respecter et encadrer des élèves dans une institution publique, telle que l’école. Alors oui, oui tu as pris le bon chemin, oui toi et ta famille preniez peut être des risques. Et alors qui n’en prend pas ? Ah oui celui qui ne vit pas.
    Moi je crois surtout que l’école peut exister autrement que par ce lieu si emblématique avant. L’école à la maison est une magnifique découverte, un lieu d’apprentissage où se mêlent connaissances théoriques et expériences enrichissantes de la vie.
    La sociabilisation peut se faire autrement, l’école n’est pas le seul lieu où les enfants se croisent.
    Je vous tire mon chapeau, vous avez eu la force de préserver votre enfant, et de vous engager dans une voie certes incongrue, et non classique, mais quelle chance il a de pouvoir compter sur vous.

    Au plaisir de te relire.

    Mimilie

  4. Maria (3 comments)

    C’est affligeant de devoir prendre une décision pareil , à cause d’une bande d’incapables, qui ne font pas bien leur boulot , au moins toi et ton mari vous n’aurais rien a vous reprocher puisque vous étés à l’écoute de votre enfant et vous jouez votre rôle protecteur, j’espère qu’il va s’épanouir en travaillant a la maison et que tu vas aller pour le mieux maintenant pour lui. Bon courage et touts mes vœux pour cet année

  5. flo (8 comments)

    Courage petit bonhomme, tu vas y arriver :)
    On sera toujours là pour papoter un peu si tu as besoin, je suis rassurée parce que tu viens de dégoter une jolie prof aux yeux bleux, tu en as de la chance, ne sois pas trop dur avec elle, si elle n’est pas sage je t’autorise à la mettre au coin… :)
    Plein de bises d’ici…
    Tatie Flo.

  6. lg (1 comments)

    ‘Bien sûr, nous pourrions l’inscrire dans un autre établissement, mais ce n’est pas ni géographiquement, ni techniquement possible.’

    Dommage, un changement d’etablissement a sauve ma scolarite.. il y a 30 ans!

    La vie en societe dans les colleges de France, d’Amerique, d’Australie c’est tres dur. Certains enfants sont Cool et In et pour eux le college est un long fleuve tranquille, d’autres sont exclus et c’est un enfer.

    Avec le soutien actif de la famille un changement d’etablissement peut entrainer un changement ‘d’identite’..

    Et puis comme je fais tres perso ce matin, je dois avouer que c’est peut etre les annees « en enfer » qui m’ont motive pour faire des trucs hors norme par la suite.

    Un jour un prof excede m’a dit: « M. G pourquoi venez vous ici?, vous n’aurez jamais le bac de toutes facons.. » j’ai eu le bac, puis une license, puis une maitrise, puis un DESS, puis des boulots fabuleux.. et pourtant il avait raison ce prof.. a l’epoque et dans cet etablissement j’avais un comportement et une identite de looser.

  7. Covima (21 comments)

    Zette, ce matin j’ai lu ton billet et il m’a trotté dans la tête toute la journée. J’ai attendu le retour du travail pour réfléchir à mon commentaire et répondre de la maison. Par où commencer, sans avoir l’impression de répéter ce que les autres ont déjà dit (ce que je ne vais pas manquer de faire, évidemment) ?
    Je pense que vous n’avez pas pris la voie la plus facile, mais comme tu dis, c’est celle qui s’imposait vue l’urgence de la situation. Et pour cela je vous admire. Réussir à prendre une telle décision n’a pas du être aisé. Je suis persuadée que sorti de cet environnement hostile et stressant, il ne pourra qu’aller mieux, et ses résultats avec. Après, je suppose que l’enseignement que vous (?) allez lui apporter à partir de maintenant implique une réelle organisation de toute la famille, d’autant plus qu’il n’y a pas la solution d’un autre collège.
    Je reste scandalisée (je ne suis pas coutumière des grandes envolées, c’est dire si je donne tout son sens à ce mot) par la non-réaction du collège. Le « chef d’établissement » n’est-il pas justement responsable de son établissement dans son ensemble, personnels, enseignants comme élèves, et ne doit-il pas assurer de bonnes conditions d’apprentissage ? Si même l’école devient un champ de bataille, où va-t-on ?
    Depuis ce matin, je me demande ce que j’aurais fait si j’étais dans la mm situation, bien que l’on ne connaisse pas tous les détails du cas du Benjamin (l’essentiel suffit), et j’en conclus que j’aurais d’abord essayé de voir où était l’intérêt de mon enfant, ce que vous avez fait en prenant votre décision, et pour cela je vous dis bravo.
    Ce commentaire reste virtuel bien sûr, mais d’ici je vous envoie beaucoup de courage et de soutien, si cela peut aider. Ah oui ! Je termine : la chance du Benjamin être d’être dans une famille compréhensive et à l’écoute, nul doute que ça va le porter !

  8. Zette (1641 comments)

    Je ne peux pas répondre à tous vos commentaires, j’aurais le sentiment de me répéter.

    Je tiens à vous remercier pour votre soutien, vos conseils, que ce soit ici, ou ailleurs.

    Les choses semblent bouger et c’est tant mieux.

  9. princesse101 (5 comments)

    Olalalalaaaa :( Je suis effondrée à la lecture de ta note :( J’admire ton sang froid (en tout cas à l’écrit), et j’admire ta décision, il faut avant tout penser à ton fils ! Mais comment vas tu faire ??? Je suis bouleversée !!

  10. Calpurnia (79 comments)

    Je pense que vous avez pris la bonne décision. Quand on voit des histoires comme celles de cette jeune ado, cela fait frémir. Quand j’ai lu l’article, j’ai immédiatement pensé à vous.
    Ton benjamin a peut-être des problèmes d’adaptation, mais qui n’en n’a pas ? Ceux qui le harcèlent ne sont pas mieux du tout. Sont-ils adaptables eux, s’ils commencent dans la vie en piétinant les autres ?
    Pour avoir subi ce genre de choses, jusqu’à cesser totalement de travailler pour redoubler et ne plus être dans la même classe que mes « bourreaux », je peux assurer que cela ne compromettra pas l’adulte qu’il deviendra.
    De petite fille timide, harcelée, et souvent malheureuse à l’école puis au collège, je suis devenue une adulte qui sait se défendre…
    Bon courage à vous, et bisous au « petit »

  11. MissBrownie (2 comments)

    Comme toi je suis révoltée contre ces gamins qui harcèlent les autres.
    En même temps quand je te lis, j’ai peur car je crains qu’au collège TiBiscuit vive la même chose juste parce qu’il préfère être tout seul…

    En même temps, à mon époque, le harcèlement au collège existait déjà et les pions ne bougeaient pas plus… rien ne change, sauf que nos enfants sont peut-être plus fragiles ou nous les couvons plus que nos parents ne le faisaient, j’en sais rien…

  12. Kiara (14 comments)

    En tant que prof, je suis scandalisée que le collège ne se bouge pas! Cette année, dans le collège où j’ai travaillé les deux premiers mois, une jeune fille de troisième, qui était harcelée, a demandé à changer d’établissement scolaire, c’est le collège qui a aidé ses parents à la replacer. Ils l’ont accompagnée jusqu’au bout! Et même encore après, les profs prenaient des nouvelles!
    Je souhaite beaucoup de courage à ton fils, ce sera peut-être plus dur mais s’il est motivé, s’il s’accroche il y arrivera et il sera encore plus fier de lui!
    Si tu as besoin de conseils en français, tu sais où me trouver, n’hésite pas!

  13. On vous envoie des caisses de bisous, de courage et de douceur.

  14. Galinette (8 comments)

    J’ai pensé fort à toi, quand j’ai entendu le cas de cette jeune fille.
    Et je trouve malheureux que tu sois obligée d’en arriver là, que le personnel du collège soit à ce point fermé sur vos problèmes.
    Mais c’est très certainement la meilleure solution pour ton Benjamin, si tu ne veux pas que de telles idées noires lui viennent à lui aussi.
    J’espère qu’il ira mieux après ça, et que les années à venir seront meilleures pour lui.

  15. Luna Part (11 comments)

    C’est sûrement la solution la plus raisonnable à l’heure qu’il est, vu l’absence de dialogue possible. Ton fils ne pourrait pas de toute façon apprendre sereinement s’il vit dans la crainte et ça ne lui servirait donc à rien d’aller dans ce collège… J’espère qu’il a encore l’envie d’apprendre et qu’il sera motivé pour bosser à la maison.
    Il y a plein de ressources sur internet avec l’aide des familles qui ont choisi de déscolariser leurs enfants, il ne faut pas s’isoler surtout.
    Je vous souhaite une bonne année 2012 aussi :-)

  16. Femin'elles (6 comments)

    J’ai pensé à toi quand j’ai su pour la gamine de 12 ans :s
    Je pense que c’est une bonne décision pour lui, pour vous. Je vous souhaite que tout se passe bien dorénavant.

  17. Isabelle (1 comments)

    J’avais espéré que le mieux qui semblait s’être installé allait perdurer et s’amplifier, je suis triste de lire ces nouvelles aujourd’hui…

    Je pense que vous faites preuve de courage mais avant tout d’amour et d’instinct de protection, le coeur a toujours raison et c’est pourquoi je pense que votre décision est juste et bonne.

    Je ne suis pas d’accord sur la mise en place d’un mécanisme de fuite au moindre problème!!! Je crois qu’à 12 ans on est parfaitement capable de faire la part des choses, quand on est capable de supporter tout ça aussi longtemps, de faire des efforts et des tentatives de toutes sortes pour que ça aille mieux, on peut aussi comprendre que ce n’est pas une fuite mais une autre façon de devenir plus fort pour affronter la vie. C’est terrible de dire ça; affronter la vie…affronter c’est faire front non? N’est-ce pas à la mort que l’on devrait faire front? La vie est bien difficile parfois…mais bon si elle était facile ça se saurait et puis surtout on s’ennuierait :D

    Je pense que le Benjamin va pouvoir s’armer plus facilement en étant isolé qu’en étant harcelé, un peu comme il est plus facile d’apprendre à nager avec une ceinture équipée de flotteurs qu’avec une ceinture de plomb, jusqu’au jour où les flotteurs ne sont plus necessaires. C’est une étape par laquelle il faut passer pour devenir un adulte confiant.

    Je souhaite que le Benjamin garde espoir, qu’il trouve la vie et les gens merveilleux et qu’il évolue plus tard dans cette jungle comme un poisson dans l’eau, je ne me fais pas vraiment de souci pour ça, je pense qu’il a l’entourage idéal pour y parvenir.

    (Je pense, je pense, je pense, oui, je suis une femme de pensée :D )

    Le Benjamin, accroche-toi pour tes études et prends confiance, tu n’es pas LE responsable, des milliers de gens pensent à toi ;-)
    Du courage et des bisous aussi, pas que pour lui.

    P.S : Je vais bloquer 24h de mon emploi du temps pour remonter ce blog sur les 2-3 derniers mois, dès que la marmite de café sera prête :D l’absence n’empêche pas de penser ;-)

  18. Angélita (2 comments)

    Tu as tout à fait raison et je comprends votre décision.
    Comme tu le dis, le collège est là pour protéger tous ceux qui vivent dans la cité scolaire. C’est bien marqué dans les règlements intérieurs même si ceux ci sont en passe de changer.
    En tous les cas, je vous souhaite beaucoup de courage, surtout à ton fils car à cet âge un geste irréversible, malgré l’aide des parents est si vite arrivé

  19. Raquel (73 comments)

    Mon Dieu que ce doit être dur de prendre une décision qui semble aller contre l’avis des professionnels et le politiquement correct ! Quel courage pour être capables de prendre la voie la plus compliquée parce que, simplement, c’est la meilleure pour votre enfant ! Quel dégout de constater que l’on doit protéger son enfant des méchanismes pervers de l’école !!!!

    Je vous tire mon chapeaau, à toute la famille, parce que vous savez, il n’y en a pas beaucoup qui sont capables de décider en écoutant leur coeur, trop formatés qu’ils sont par la société. Chapeau, et courage, parce que vous risquez d’être confrontés à des critiques et de l’incompréhension.

    Des tonnes de bisous à vous cinq !

  20. miss Julie (5 comments)

    C’est quand même dingue qu’on en soit là!! Bon courage pour la suite. Vous avez pris la bonne décision, ça aurait pu devenir un véritable enfer pour lui. Ceci dit…le monde tourne vraiment à l’envers, comme tu dis, ça fout les j’tons!!

  21. tarmine (95 comments)

    et profites-en pour lui faire faire des sports de combat, bordel!

  22. MHF (106 comments)

    Vous faites pour le mieux pour lui et c’est le principal? Je ne comprends pas que l’éducation nationale ne fasse rien, ça me choque…
    J’espère qu’il va vite retrouver confiance et continuer de bien travailler avec vous. Je vous souhaite plein de bonnes choses dans cette nouvelle expérience.

  23. Cathy (235 comments)

    L’urgence est effectivement de sécuriser votre fils et comme tu dis, vous avez choisi la moins mauvaise solution. Même si cela implique un effort considérable de votre part pour gérer sa scolarité à la maison et que cela repousse son intégration sociale, c’est avant tout son bien être qui compte. Je suis effarée par le manque de réaction du collège. Je comprends parfaitement que vous ne puissiez pas l’inscrire ailleurs. Les 6 mois qui vont venir vous apporteront, je l’espère la solution pour que votre petit puisse trouver sa place et qu’enfin chacun arrête d’avoir peur. Je suis de tout coeur avec vous, vous avez tout mon soutien.

  24. papiluc (19 comments)

    Pas facile de se montrer léger, positif, après avoir lu la narration d’une déconfiture. J’ai connu des déboires au cours de ma scolarité ; j’ai la chance que mes deux enfants se soient plu à l’école : ils ont choisi de devenir enseignants. Par mon métier, il m’est arrivé souvent de rencontrer des enfants en grande déroute scolaire, de leur parler, de rencontrer leurs familles et de me sentir aussi désarmé qu’eux-mêmes. Maintenant que j’ai retiré mes billes des jeux scolaires et professionnels je ne peux qu’exprimer le souhait que ton benjamin trouve la motivation d’apprendre en dehors de l’école qui l’insupporte, car il me semble que l’on ne puisse trouver d’épanouissement sans savoir. Je suis confiant : à te lire je constate que son environnement familial doit susciter chez lui l’envie de découvrir et de progresser.Courage, à lui comme à toi !

  25. Fry (1 comments)

    Des brouettes d’Amour depuis la Bretagne !

  26. Anne Cé (11 comments)

    ce fait divers tragique m’avait justement fait penser à votre histoire… :( (

    j’imagine combien il vous a été difficile de vivre ces moments là, et de faire ce choix là par obligation… je vous souhaite, autant au Benjamin qu’à vous deux, ses parents, une fin d’année plus sereine.

    (en pratique, j’espère que vous avez trouvé du soutien, des ressources, des infos… si tu as besoin, j’ai quelques contacts avec des familles qui ne scolarisent pas/plus leurs enfants, et aussi une famille où un jeune qui n’avait jamais été scolarisé a souhaité l’être, il fait sa 2ème année au collège justement)

  27. C. Demers (1 comments)

    Bonne décision. En 1998, ma fille se faisait harceler à la maternelle. Puis, en 1re année, le harcèlement a continué. Nous avons discuté avec l’école, ils ont été gentils, ma fille a rencontré un psy, nous avons essayé de l’outiller, etc. Mais l’intimidation a continué. Nous avons donc pris la décision de faire l’école à la maison. Durant les 4 années suivantes, notre fille s’est épanouie à la maison, en s’écurité, fréquentait de nombreux amis, suivait des cours de violon, natation, karaté, etc. Puis, à 12 ans, elle a demandé de retourner à l’école. Nous l’avons inscrite dans une école privée. Elle s’est fait de nouveaux amis, mais elle est toujours demeurée craintive. Durant ses 5 années au secondaire, elle a vécu quelques moments d’intimidation, mais elle était plus en mesure de les surmonter. C’est au cégep qu’elle a vraiment fleuri, âge où les jeunes sont capables de manifester de la tolérance, sans intervention d’autrui. Ma fille a maintenant 19 ans, étudie à l’université, a de nombreux amis, est heureuse. Elle nous remercie souvent pour ces quatre années de scolarisation à la maison. C’est le temps qu’il a fallu pour qu’elle reprenne confiance en elle…

  28. Carole Nipette (8 comments)

    Désolée que vous ayez dû en arriver là mais en effet pour avoir suivi, vous avez tout fait, tout essayé et vous étiez bien seuls dans ce combat… une honte que l’école soit un lieu qui fasse peur, j’en suis malade… J’espère que ton fils réussira à avancer et à mettre tout ça derrière lui… Il a de la chance d’avoir des parents qui réagissent et qui feront tout pour lui…

  29. Tchinkyz (1 comments)

    Ça me fait mal de lire ça. Mal parce que cette situation je l’ai vécue. Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai 24 ans, j’en avais 15. Je ne vais pas m’étaler sur les faits, ce n’est pas l’important et ça m’est encore douloureux.
    Lire ceci « le Principal lui avait conseillé de venir parler dès qu’il le souhaitait, qu’il n’hésite pas. » m’a fait sourire… car c’est aussi quelque chose qui m’est familier… Mais pour moi cette phrase qui se veut apaisante est la « phrase pansement » par définition; ce qui cache la blessure en attendant que ça aille mieux, mais qui concrètement ne résout rien.
    Je pense que c’est à cette période que j’ai perdu toute confiance en moi.
    Heureusement, mes parents ont réagi et m’ont changée d’établissement. Nous avons eu droit à plus ou moins la même réaction de l’équipe pédagogique qui n’avait franchement rien compris.
    J’ai redoublé mon année, mais je me suis sauvée (dans tous les sens du terme) !
    Selon moi, tu as fait le bon choix.

  30. Cécile - Une quadra (5 comments)

    Je comprend bien votre décision, je me souviens des précédentes fois où tu avais parlé du problème, j’étais contente pour vous que cela semble résolu ou calmé et paf ! Je crois que là c’est en effet la meilleure solution pour lui et vous car comment faire confiance au collège dans ces conditions et être à l’aise en y sachant son enfant. J’espère que cette fin d’année protégée lui permettra de poursuivre sa maturation en paix et d’acquérir les forces pour pouvoir réintégrer le collège l’an prochain, ou plus tard. C’est compliqué et éprouvant les cours à la maison mais parfois y a pas le choix. Espérons que cette situation permettra aussi à l’équipe du collège de se remettre en cause sur divers aspect et la cohérence de leur fonctionnement.
    Bon courage à vous

  31. LaFeeDuLac (2 comments)

    oui vu que le collège ne fait pas correctement son boulot, vous avez pris la bonne décision. Je me souviens avoir eu le coeur serré en lisant l’article que tu avais redigé mardi sur le sujet et je ne pense pas que ce soit une fuite mais il faut montrer a ton fils que sa famille est là pour le protéger ! C’est bien qu’il sache qu’il peut compter sur vous. Par contre, ne pensez vous pas contacter les parents des autres enfants pour leur expliquer les choses ? Les parents devraient aussi remettre leur éducation en question !

  32. kashyle (24 comments)

    ben dis donc j’espérais que le collège allait réagir et agir…je suis scotchée qu’il n’en soit rien. Chez nous lorsqu’un él_ève a un tel mal être avec les autres on essaye au moins de comprendre et jamais un élève n’a été déscolarisé…
    Courage et plein d’amour pour lui redonner confiance

  33. mamanbavarde (13 comments)

    Tu cherchais la solution, elle a fini par s’imposer d’elle même. Je suis affligée de lire ces lignes…il y a un réel problème dans le système éducatif…Courag à toi, à lui, à vous. (si tu as besoin au niveau des apprentissages à la maison, lance un appel…j’suis juste instit mais j’ai pas mal bossé en collège avant…Même si je me doute que là, ce ne sont pas les apprentissages qui sont la priorité…

  34. Lorraine (7 comments)

    C’est la meilleure solution en effet. A défaut de vraies solutions proposées par le corps enseignant.

  35. ysa (1 comments)

    Je ferais pareil si ça m’arrivait, rien n’empêche Benjamin d’y retourner pour la prochaine rentrée scolaire et de prendre des cours par correspondance en attendant.

  36. MamaFunky (7 comments)

    Et bah !!! Je suis scotchée !
    Quelle honte que le collège de ton fils n’ait rien fait. N’ait rien voulu faire…
    Je suis désolée pour ton fils. J’espère qu’il ira de l’avant malgré cela.

  37. Béatrice (25 comments)

    C’est bien … je crois que ça va lui / vous faire beaucoup de bien cette décision. Plein de pensées … (et j’espère qu’au collège, l’équipe éducative se posera des questions, quand même …)

  38. Joufflette (61 comments)

    J’espère que tout va bien se passer, c’est dur de se motiver à bosser à la maison. En tous cas on ne pourra plus lui pourrir la vie!

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