Une saison 2011 parfaite.
Des abandons, de la stratégie poussée à son paroxysme, des amitiés brisées sur le récif, du sang, des larmes, de la sueur, de l’amaigrissement.
Une finale diffusée le jour des vacances de Noël.
Deux candidats.
Un rouge, un jaune.
Teheiura l’aventurier.
Gérard le Basque.
Et la victoire pour pas forcément celui auquel on pense, à savoir le favori, le profil-type, taillé pour gagner à la fois les épreuves et le cœur des téléspectatrices.
Bien sûr, 100 000 euros pour faire plaisir à sa petite famille, pour ce jardinier bonhomme, agréable, discret, père de trois filles persuadées que leur papa ne tiendrait pas sur l’île, marié à une douce très fière de son homme.
Forcément, les médias gravitent autour de ce mesclun tendre, naïf et aveuglé pas les deux de la rampe d’autant éblouissants qu’ils en sont éphémères.
Mais le personnage est trop lisse. Trop gentil, trop parfait, trop humble.
Alors on ne peut décemment pas faire de l’audience avec une telle platitude.
20minutes.fr a réalisé l’exploit médiatique de détourner le champ lexical de la victoire, histoire de poivrer un peu le discours du valeureux Gérard.
Le web-papier titre : » La couleur a fait la différence entre moi et Teheiura »
Et là, bien entendu, si l’on est bas de plafond, on préfère largement s’en tenir au tire du papier plutôt que d’aller chercher dans son contenu la contextualisation de la phrase qui peut, bien entendu, sonner très faux et apporter de l’eau au moulin des vautours.
Car il s’agit bien d’une interview entre Gérard et 20minutes.fr.
« Finalement, qu’est-ce qui a fait la différence entre Teheiura et Gérard?
La couleur. C’est malheureux à dire, mais c’est la vérité. »
Et là encore, l’accroche se transforme en perche.
Aro sur Gérard, l’ange basque muté en vil personnage.
C’est sans compter, une fois de plus, sur la dernière petite phrase, discréditant finalement le candidat bien sous tous rapports.
« [...] Il aurait été rouge, il aurait gagné. »
« Ahhhh » fait la horde de fans, rassurée.
« BINGO », doit probablement faire 20minutes.fr.
« Déplorable », fais-je, en fermant la fenêtre.














grave déplorable. A chier même.
Ah oui tiens, à chier, j’y avais pas pensé.
je comprends le danger de la phrase sortie de son contexte, mais je ne comprends pas l’exemple ^^
Ché pas pourquoi, je me suis passionnée pour cette édition de Koh Lanta, alors qu’avant je ne regardais pas… et puis à la Toussaint, je suis partie en vacances… et depuis mon retour, ben j’ai pas regardé. T’expliques ça, toi ?
Démonstration parfaite du danger de la phrase sortie de son contexte !
Des bises, Zette !
*
Ahhhhhhh on est d’accord
Je n’ai rien compris ! Mais je ne sais même pas ce qu’est Koh Lanta alors c’est normal
Bonne jounrée à vous…
Ah.