Tout à l’heure, avant le début de Scènes de ménage, j’ai vu la nouvelle campagne de Sida Info Service sur le dépistage.
VIH, faites-vous dépister par Inpes
Il s’agit donc d’inciter les gens à se faire dépister, parce que sinon, les progrès et le pognon dépensé dans la recherche pour flinguer cette pandémie n’auront servi à rien.
La phrase clé, à retenir, voire choc, des fois qu’on ait pas tout à fait compris, c’est « En France, 50 000 personnes sont atteintes du VIH sans le savoir. »
Je veux bien le croire.
En principe, quand on nous apprend qu’on est porteur du VIH, c’est rare quand on tape dans la main du docteur en lui disant « YES, JE LE SAVAIS! »
Alors donc, c’est rare quand on le sait, même quand on est considéré comme une population à risque, comme ils disent.
Mais comment on sait, qu’en France, 50 000 personnes sont atteintes du VIH sans le savoir?

















Qu’on flingue tout le monde, Dieu reconnaîtra les sains.
(j’ai besoin de préciser LOOOOOL?)
(oh oui, vaut mieux ouais
)
C’est un calcul statistique basé sur le nombre de partenaires par personne, le nombre de sero+ dépistés, l’évolution des comportements à risque, les découvertes par inadvertance, genre avant une intervention chirurgicale, une grossesse, etc le nombre de personnes sexuellement actives… je ne sais si ce chiffre est fiable.
Par contre ce qui est certain c’est que taux de contamination remonte et que c’est pas leur connerie de dire que maintenant on vit bien et quasi aussi longtemps que les autres avec le virus, et qu’on ne meurt plus de la maladie (tout au moins chez nous) qui va le faire baisser. Déjà le taux de protection diminue, il y a de plus en plus de comportements risqués dans toute la population sexuellement active.
Tant qu’on ne relancera pas des opération de prévention en parallèle des opérations de dépistage on ira dans le mur.
Et je voudrais bien savoir ce qu’ils appellent vivre bien avec une multi-thérapie, entre la lourdeur des traitements, faut voir le nombre de cachets gélules and co à ingurgiter au quotidien, avec pour certains des horaires strictes à respecter, quand on voit les effets secondaires que peuvent déclencher certains médicaments, quand on voit la vie dans le non dit qu’il faut avoir bien souvent pour espérer pouvoir continuer à travailler, avoir une vie sociale normale, se faire de nouveaux amis éventuellement, quand on voit les difficultés rencontrées au quotidien pour celles et ceux qui souhaitent malgré tout devenir parents, le déchirement que ça représente pour ceux qui auraient aimés devenir parent mais ne se lancent pas à cause de cette épée de Damoclés, l’enfant sera t il sero- vivrais je malgré tout assez longtemps pour l’élever ou pas, les angoisses que malgré tout ressentent les sero+ à la moindre infection qui pointe son nez, au moment des prise de sang de contrôle.. Bref je veux bien appeler cela vivre, mais pas vivre bien.
L’espérance de vie est considérablement rallongée, les maladies opportunistes sont mieux maitrisées, les traitements un peu moins lourds qu’au début, certes mais environ la moitié des sero+ qui annoncent leur sérologie à leur employeur, dans un souci de transparence, de confiance, de facilité pour s’absenter pour les examens fréquents au début, se retrouve sans emploi dans les 6 mois qui suivent l’annonce. Retrouver du travail est difficile pour tous et encore plus pour eux qui se sentent en marge malgré tout. Alors vivre plus longtemps c’est très bien, vivre moins mal c’est bien, mais vivre de quoi ? L’allocation HA.
Alors de grâce il est temps de refaire de la prévention, de l’information de base, quand on voit que pour beaucoup, même en 2011, serrer la main d’un sero+ est inenvisageable, et je ne parle pas de lui faire la bise, ou de boire dans un même récipient (même lavé entre les 2 pour certains) et de permettre à ces malades de vivre dignement une fois la maladie annoncée.
Cela influera également sur le taux de dépistage. Parce que pour l’instant pourquoi chercher à savoir qu’on risque de finir traité comme un pestiféré ? Pour mourir moins vite ? Est ce bien suffisant ?
« ’espérance de vie est considérablement rallongée, les maladies opportunistes sont mieux maitrisées, les traitements un peu moins lourds qu’au début, certes mais environ la moitié des sero+ qui annoncent leur sérologie à leur employeur, dans un souci de transparence, de confiance, de facilité pour s’absenter pour les examens fréquents au début, se retrouve sans emploi dans les 6 mois qui suivent l’annonce. Retrouver du travail est difficile pour tous et encore plus pour eux qui se sentent en marge malgré tout. Alors vivre plus longtemps c’est très bien, vivre moins mal c’est bien, mais vivre de quoi ? L’allocation HA. »
Alors là, je suis navrée de ne regarder que cet aspect « matériel » de la maladie, mais ça me paraît super important de remettre ça sur le tapis lors des campagnes de prévention ou d’actions.
Merci de l’avoir souligné.
Quant à ma question, entre ta réponse et celle de tarmine, oui, je comprends un peu mieux. MERCI!
Mais tu as tout à fait raison cet aspect est extrêmement important, et ce pour toute longue maladie. Là on parle du Sida qui déclenche des réactions en chaine mais le cancer par exemple n’est pas mal non plus pour perdre ton job, certes les cancéreux agiront plus volontiers pour faire respecter leur droit car la maladie n’a pas cette connotation marginalisante auprès de la population qu’à le sida, mais le résultat final est le même.
Tu es malade, tu as besoin d’un maximum d’énergie pour faire front, mener une vie professionnelle normale fait partie des éléments qui te permettent de puiser de la force, de garder espoir d’une vie normale, même si physiquement ça te fatigue, et paf il faut aussi se battre à ce niveau.
Sans compter les problèmes financiers tant au niveau du quotidien que des soins qui vont en découler, pour améliorer le confort de vie avec les multithérapie il y a pas mal de compléments alimentaires et autre médicaments ou alicaments dits de confort donc non remboursés, comment faire si on n’a plus de revenus ou des revenus faibles ?
La perte d’emploi peut signifier la perte de la mutuelle, même difficulté, sans compter que parfois si la situation se prolonge vraiment arrive un moment où n’a plus de droit à la couverture sociale, si on est célibataire le seul recours reste la CMU, c’est mieux que rien, mais pour l’avoir vu, tous les médecins ne sont pas réglos, loin de là avec les bénéficiaires de cette couverture et cela complique encore la prise en charge médicale, restreint le confort de vie, épuise en démarches incessantes, bref diminue l’espérance de vie.
Une perte de travail en cas de longue maladie peut être considérée comme une perte de chance de survie dans de bonnes conditions, dans certains cas, lorsque le malade est loin des centres hospitaliers qui permettent une prise en charge globale dans tous les cas de figure (mais faut pas être pressé parfois) que les frais de déplacement vers cet hôpital ne sont pas supportables, cela peut presque s’apparenter à de la non assistance à personne en danger.
Des toute façon c’est bien connu mieux être riche en bonne santé que pauvre et malade, et ça ne va pas changer tout de suite.
Je sais que je râle alors que dans notre pays il y a malgré tout un accès aux soins qui reste possible, même s’il parfois compliqué et que ça se dégrade, alors que dans d’autres pays de toute façon la solution est simple, les traitements sont trop couteux et quasi personne n’y a accès, donc apprendre sa séropositivité reste, comme dans les années 80, un avis de mort prochaine, du coup on peut être tenté de se tourner vers la religion, qui en plus du réconfort moral va parfois, je ne dit pas toujours car certains prêtres sont des dissidents, prêcher l’abstinence définitive et ne jamais rappeler que la chair étant faible, le préservatif bien utilisé permet d’éviter de contaminer l’autre.
Mais en fait ça doit être lié à certaines notions de partage qui sont développées dans la religion
alors, chaque personne qui a fait des cochonneries avec une autre personne et à qui on découvre le sida, mais qui a fait des galipettes entre temps avec différentes personnes (ou autres) et donc, vala! aprés faut faire le tour de ceux et celle avec qui, mais qui entre temps… on peut trouver un chiffre approximatif comme ça…
c’est plus clair?^^
mmmmm bon je te fais confiance, ouais, c’est plus clair.
Raboule l’aspirine steplé
Bah n’a pu, j’ai carrément avalé le tube sans l’ouvrir, je me dis que ça doit se dissoudre au besoin?
C’est une bonne question !
Sans doute qu’ils se basent sur le nombre de nouveaux cas découverts chaque année ?
Bah alors autant juste dire « chaque année, 50 000 personnes déclarent le VIH. »
J’arrive pas à saisir.