Le mercredi, Rachel exploite ses « Oui-mais« , alors comme on collabore, dans un souci d’entente européenne, je mets en place la même chose, le jeudi, ici-même.

Sauf que le « Oui-mais », ici, c’est moi.

Non, les enfants n’ont pas le monopole des questions à la mords-moi-le-nœud.

Ce matin, je lisais les blogs que je considère satisfaire ma curiosité.

D’une part pour apprendre, découvrir, rire, m’énerver, d’autre part pour alimenter les 3 C.

Or, je ne lis pas que 3 blogs au quotidien.

Mais j’aime signifier aux autres que je les ai lus.

Alors je laisse un commentaire quand je sais quoi dire d’autre que « c’est bien », « bravo », « super », « LOL ».

Pour tout le reste, il y a les réseaux sociaux tels que je les considère.

Un troc.

Une brocante.

Un vide-grenier des idées.

Un réflexe.

Un billet me plaît? J’aime sur Facebook.

Une info m’interpelle? Je RT sur Twitter.

Les deux? Hop, un +1 dans Google+

Des filles bien? Je vote sur Hellocoton.

Inutile d’en rajouter, juste parce que la lecture a provoqué un sourire, un hochement de tête.

C’est un peu la conversation que j’ai eue avec Disparitus ce matin, sur Twitter justement, parce que la veille, j’ai RT son billet.

:)

Naturellement, enfin parce qu’il faut le faire sur Twitter, il m’a remercié.

Une petite conversation en quelques caractères s’est noyée entre lui et moi, dans laquelle il était question de savoir, finalement, pourquoi et à quoi ça sert quand on RT sur Twitter.

J’ai fini par lui sourire.

Parce que oui, c’est ça, pour moi, les réseaux sociaux.

Pour montrer en faux ce qu’on ressent pour de vrai.

Un peu comme quand on témoigne de son attention pour quelqu’un qui vous parle, vous raconte, se raconte.

Le seul fait de le regarder, d’approuver avec un sourire, de dire oui avec la tête, ou au contraire de faire la moue suffit à lui faire comprendre que partagé ou non, son avis compte.

Sans besoin d’en dire plus.

Voilà.

Puis non, pas voilà.

Parce que c’est très paradoxal cette affaire.

Parce qu’un blog, on a beau dire, on a beau faire, s’en défendre, le critiquer, si on le fait pour soi, on le fait forcément aussi pour les autres.

Parce qu’on a envie qu’on nous écoute, qu’on nous approuve, qu’on nous aime, qu’on nous partage.

Parce qu’on a envie qu’on nous aime, pour se rassurer, se conforter dans son idée première, et fédérer un maximum de personnes à ses causes.

Une culture de l’ego en quelque sorte.

Mais un vaste champ en multipropriété dont chacun cherche gentiment à marcher sur les platebandes du voisin, du moment que le partage est équitable, qu’on se RT autant qu’on se J’aime.

Pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’émettre des doutes, comme Disparitus, quand rarement, quelqu’un RT, J’aime ou vote pour un de mes billets.

Politesse?

Renvoi d’ascenseur social?

Attente d’un retour?

Approbation?

Réel partage?

Alors, les réseaux sociaux, intéressé ou spontané?