Chez nous autres, quand on tente d’adultiser les gamins, ça passe plutôt aussi bien qu’un mètre de fil barbelé dans la gorge.
Suffit de voir la marque de layette de Christine Bravo, Carrefour et sa campagne d’affichage sulfureuse, ou encore dernièrement, le push-up de chez Abercrombie pour comprendre qu’il faut laisser le temps au temps.
Pourtant, y avait encore une niche vide au rayon lingerie fine.
Justement, Jours après lunes l’a remplie en proposant une collection de « loungerie » pour enfants. (très habile anglicisme qui ne veut rien dire mais évite les associations de mots-clés sordides des moteurs de recherche)
Et pas qu’un peu.
Les photos de pré ados en petite tenue sont assez équivoques pour probablement déclencher un beau tollé chez les mamans, féministes ou les deux de tous bords.
Déjà, Elle s’en fait l’écho.
Et je m’insurge.
C’est toujours pareil avec les fringues pour les mômes.
Y a jamais les mêmes trucs pour les grandes, le site passe du 16 ans au L.
C’est vraiment trop injuste.



