Quand on est en vacances, on a du mal à se plonger dedans dès le premier jour.
Entre la fatigue du voyage, l’excitation de l’arrivée, la joie des retrouvailles avec ses hôtes, la nuit agitée qui s’en suit et la prise du train en marche, on a du mal à se détendre dès qu’on a posé ses valises, même en terre connue.
Nous sommes arrivés à bon port vendredi soir et ce n’est que ce matin, vraiment, que je me sens en vacances.
J’ai pris le rythme de croisière, mes marques, mes habitudes.
Les gens qui chantent leur langue dans la rue dès le petit matin, berçant mon dernier sommeil avant le réveil à rallonge.
Le soleil qui tape dur, mais pas trop, sur le balcon.
Les enfants qui dorment comme mes bébés.
Et la journée qui prend du terrain lentement, entre le petit déjeuner qui traîne, l’heure du pique-nique qui approche avant de se préparer pour la plage.
Quel bonheur de laisser la montre sur la table de chevet, de ne pas prendre son portable à la mer, et de regarder le ciel, le soleil et les messages que nous envoient la vie autour pour se dire qu’il va pas tarder à être l’heure de rentrer.
Ne pas se soucier du repas, du ménage, du facteur, du courrier.
Tout ça est resté à la maison, bien sagement et j’avoue que ça ne me manque pas pour le moment.
Alors on va le prendre à la cool, « à la bien » comme ils disent.






