Au bout d’un moment, ici, le niveau monte, monte, tant et si bien qu’il me faut ajuster le mien pour être à la hauteur des vôtres.
Hors de question de vous décevoir.
Alors j’ai frappé fort ce soir.
Enfin hier.
Je vous ai préparé, sans filet, sans répétition, un bavarois aux fraises.
Tout de suite, ça fait moins les ricaneuses.
D’entrée de jeu, je vous préviens, je vous aurais pas pris en traitre, faut compter deux heures de préparation et une journée de prise au frais.
J’ai donc réuni les futurs sacrifiés au bûcher électrique:
Pour la génoise:
- 4 oeufs
- 125 gr de farine
- 125 gr de sucre
Pour le bavarois
- 500 gr de fraises
- 220 gr de sucre
- 6 sachets de poudre d’agar-agar
- 40 cl de crème liquide entière
Pour le nappage:
- 250 gr de fraises
- 125 gr de sucre
- 3 sachets de poudre d’agar-agar
Voilà donc déjà, il faut une cuisine de grand restaurant avec un plan de travail comme une autoroute.
Si c’est le cas, je continue, sinon, vous pouvez acheter un bavarois tout prêt.
- Préchauffer le four à 200-220° (Th8)
- Battre les jaunes d’œuf avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse
- Battre les blancs en neige ferme
- Ajouter la farine au mélange œufs-sucre
- Incorporer délicatement les blancs à la préparation
- Verser le mélange dans un cercle de pâtisserie et non pas comme moi dans un moule Lekué
- Surveiller la cuisson en plantant la pointe d’un couteau au centre de la préparation, elle doit ressortir sèche.
- Réserver ou tasser comme une malade pour que la génoise perde son volume
- Laver, équeuter, couper les fraises et les mixer avec le sucre pour les réduire en une fine purée
- Faire chauffer un petit volume d’eau avec la poudre d’agar-agar
- Verser la pâte (ou gelée, selon si comme moi, on y est allé totalement au hasard Balthaz@r avec l’eau) dans le coulis et repasser un coup de blender
- Monter la crème fleurette en chantilly et l’incorporer au coulis
Préparer le nappage en mixant 250 gr de fraises et les 125 gr de sucre et les 3 sachets de poudre d’agar-agar reconstituée d’eau
Verser la mousse sur la génoise et réserver au frais jusqu’au lendemain.
Et le lendemain, constater comme moi que la mousse n’a pas pris, que le nappage est en revanche proche du béton armé et que le démoulage sera une catastrophe gravitationnelle.
C’est donc ce qui s’est passé, juste avant la photo.
Et ce n’est pas Emma, qui y réfléchit encore, qui dira le contraire, elle l’a goûté et constaté les dégâts.










