J’ai toujours une pointe d’émotion quand mes enfants regardent ou parlent des dessins animés de mon enfance.
De Candy à Maya l’abeille en passant par Goldorak et Albator, j’ai plaisir à comparer ce que leur procurent ces programmes, qu’ils revoient grâce à Internet.
Ou à cause.
Ce soir, sur le chemin du retour du restaurant Chinois, l’Interné passe pour la énième fois à ses frères une vidéo du Joueur du Grenier, qui traite de Téléchat.
D’une vidéo à l’autre, sans parler de nos commentaires « de quand on était mômes », tout le monde débat plus ou moins sérieusement, les effets du saké aidant, des programmes jeunesse de nos enfances respectives.
Puis le silence se fait.
« Ah, un ange passe, il est 20 ou moins 20. »
L’Interné soupire.
« Non mais en fait, maman, tu peux baisser la musique steuplé?
-T’as envie de vomir?
-Non, je voudrais faire un bide.
-Et tu veux que tout le monde t’entende?
-Bah vous, c’est pas tout le monde.
-Tt’attion, ta mère risque de le bloguer en rentrant, ton bide hein.
-Mais non.
-Non, je ferai jamais ça, ce qui se passe à l’intérieur de cette voiture ne regarde personne, enfin, mais pour qui vous me prenez?
-Allez, vas-y que ta mère et moi, on aimerait bien écouter la fin de la chanson qui passe.
-Ok. Bon, vous savez comment on appelle le sexe de la schroumphette? »
Comme il l’avait prévu, gros blanc.
Tout le monde étant en train de chercher ses vieilles blagues Carambar.
Au hasard, je me lance.
« Je sais pas, un taille-crayon?
-Nan, le Bluetooth. »
Comme il ne l’avait pas prévu, et le saké aidant, tout le monde a éclaté de rire dans la voiture.
Je n’ai pas pu écouter la fin de la chanson.
Me tardait de rentrer pour me la faire en entier.





