L’autre soir, entre le début de l’apéro et la fin du repas, La Mère Joie et moi débattions d’une proposition nous ayant été faite en commun.
Il s’agissait d’un projet à la présentation duquel nous étions invitées avec d’autres, à un déjeuner, très prochainement.
Sur Paris.
Non.
Pas sur, mais à Paris.
Elle comme moi avons donc décliné poliment l’invitation, que ce soit pour cause de varice vulvaire ou d’éloignement plus ou moins relatif de la Capitale.
Des invitations à des présentations, des évènements, des déjeuners, dîners, spectacles, avant-premières, signatures, concours, reportages, interviews ou encore plus sympa des rencontres entre blogueurs, j’en ai esquivé malgré moi des dizaines.
Puis ce matin, LMJ fait écho de cet état de fait.
Elle est suivie de près par Aude, qui traite plus particulièrement des rapports qu’elle entretient avec les blogueurs avant et après les avoir rencontrés.
Alors bien sûr, dans ce genre d’interactions qui naissent souvent de nos blogs personnels, il y a à boire et à manger.
Tout n’est pas bon à prendre, mais le seul fait de la curiosité peut valoir prétexte à honorer toutes les invitations possibles.
Sauf dans le cas où l’on habite la province.
Pas la banlieue ou la ville distante d’une heure de train ou d’avion.
NON.
LA PROVINCE, celle qui chante, celle dont on pense qu’elle s’étend entre Bordeaux et Menton de gauche à droite et Lyon et Montpellier de haut en bas.
Celle que les parisiens de souche aiment traiter avec un mauvais accent.
« Ah ouais, t’habites dans le Sud quoi.
-Ah, les cigales… »
Et curieusement, y a que le chants des cigales qui fait chanter.
Parce que dès qu’on annonce la couleur, aussitôt, l’annonceur, le blogueur, le journaliste, le community manager exercent la méthode du coït interrompu, se met sur le dos et feint la mort.
En d’autres termes, certes un peu réducteur, si tu es de la Province, tu ne m’intéresses pas, tu coûtes trop cher et surtout, tu ne vaux rien.
Pourtant, des auteurs, des artistes, des blogueurs, des ménagères, des fonctionnaires, des retraités de talent, libres, agréables, intéressants, inédits, originaux, chez nous, en Province, dans le Sud ou peu importe qui ne soit pas facilement identifiable dans le plan du Métro ou du RER, il en existe.
Alors deux choses, mesdames et messieurs qui organisez de fabuleuses choses, mais que à Paris:
- Paris n’est pas le centre de la France
- Renseignez-vous un tantinet avant d’envoyer vos CP, vos invitations ou vos happenings Faceookiens et twitteriens
On dit qu’Internet rapproche les gens, je me demande si au contraire, il n’est pas le moteur du bulldozzer qui creuse l’abîme entre Paris et la province.









