Tout cet été, je me suis réveillée à l’aide des programmes matinaux de TF1, entre dessins animés marrants et le JT du 13h.

J’ai donc assisté à la mise à mort d’Attention à la marche et la naissance de sa remplaçante Les 12 coups de midi.

Coup bas, coup de maître...

J’ai encore aujourd’hui du mal à comprendre les règles assez fastidieuses de ce qui devrait pourtant rester un divertissement qu’on écoute plus qu’on ne regarde en préparant le pot au feu.

C’est la raison pour laquelle pendant quelques semaines, soit depuis la rentrée des classes, j’avais délaissé cette tranche de la grille de mes programmes de ménagère de moins de 50 ans.

Voilà pourquoi hier, je me suis interrogée sur Twitter, d’entendre une Eulalie amorphe.

Mais ça marche aussi avec un café

D’un « naturel » pétillant, voire un brin énervant, une voix juchée sur l’Himalaya, toute en exclamations, mise en animation par un graphiste doué, Eulalie, la Fée de Jean-Luc s’est subitement éteinte, tant dans le son que l’image.

Plus de personnage et une voix de Roger entre deux sexe, voilà ce qu’est devenue Eulalie.

Je l’ai mal pris, ai zappé mais ai tout de même voulu savoir quel drame télévisuel avait bien pu se tramer en mon absence.

J’apprends donc que depuis le 27 octobre, Eulalie n’est plus.

Enfin, plus vraiment.

Son personnage a disparu, sa voix haut-perchée également.

Mais celle qui se cachait derrière est toujours là.

Elle s’appelle Véronique Le Nir, nos voisins de Belgie la connaisssent.

Elle était Eulalie-la fée-de-Jean-Luc jusqu’au 27 octobre, elle est désormais rétrogradée au rang de voix off que l’animateur interpelle comme V-ma-voisine.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’on zappe un personnage, un concept, sans nous donner la queue d’une explication.

Ainsi a-t-on vu disparaître Cerise de Groupama.

Alors il ne s’agit pas d’exiger un rapport d’audit sur le pourquoi du comment qu’Eulalie ne fait plus partie du PAF, nul doute qu’il est question de gros sou, de part d’audience ou de cible, mais on a tout de même encore une fois le sentiment d’être pris en otage, du subir les caprices d’une chaîne privée qui préfèrera sans aucun doute le rapport financier à la satisfaction du téléspectateur qui s’insurgera dans les fora dédiés à la liberté d’expression.

Dans ces cas-là, j’ai souvent l’impression de régresser, comme quand je demandais à maman un pourquoi et qu’elle me répondait « C’est comme ça. »