La semaine entière, avec l’emploi du temps au complet, du lundi morose vendredi soir salutaire, en passant par le mercredi fatigant.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, l’organisation familiale, scolaire et extra-scolaire, la douche approfondie du dimanche soir, les courses du mardi pour le poissonnier, les rendez-vous, les loisirs des uns et les obligations des autres.
Il n’y a qu’une invariable dans cette petite vie en mode accélérée qui va durer plus du temps d’une grossesse.
Les devoirs.
Et ça commence tôt.
Ils se sont insidieusement incrustés dès jeudi soir pour les uns, vendredi pour les autres.
Et bien sûr, à rendre pour lundi, la vraie rentrée.
C’est que tout naturellement, j’ai voulu intégrer dans la conversation dominicale, entre la quiche et le yaourt.
« Sinon, vous avez déjà des devoirs?
-Oui
-Oui
-Oui
-Et donc, vous les avez faits, c’est une évidence.
-Non
-Non
-Non
-Et ça aussi, c’est une évidence. »
J’allais monter dans les tours graduellement et sortir mon fameux couplet du « et-vous-vous-y-mettrez-à-Pâques-ou-à-la-Trinité? » quand je me sens comme aspirée par ma gauche. Le conjugué prenait un long souffle. Autant dire que ça allait chier des bulles carrées. Comme disent les jeunes, « Alors là, ça va capslocker. »
« VOUS AVIEZ 3 JOURS, CERTAINS 4 POUR FAIRE VOS DEVOIRS ET VOUS AVEZ RIEN FOUTU?
-Mais c’est juste une feuille de cours à coller, ça va!
-Moi, un dev’ d’allemand mais la routine, en 2 minutes, c’est bon!
-… » Ne moufta pas le Benjamin, dont la tête vissée tournant le dos à tout le monde signifiait déjà qu’il pleurait à chaudes larmes.
« ALORS DEUX CHOSES. PRIMO, LES DEVOIRS, C’EST TOUS LES JOURS, EN RENTRANT, DU LUNDI AU VENDREDI. ET LE DIMANCHE, ON RELIT.
ET DEUZIO, VOUS ALLEZ ARRÊTER TOUT DE SUITE DE ME SOUPIRER ET ME PARLER COMME AVEC VOS POTES. C’EST QUI LE PATRON ICI? » Souffla mon homme et leur père, laissant place à une armée d’anges suivi d’un troupeau de mouches qui se sont senties tellement concernées qu’elles sont allées chez le voisin.
Chacun a débarrassé son bout de table, ravalé ses larmes et ses glaviots, et s’en est allé faire ses devoirs.
Quant à moi, j’ai tellement trouvé la prestation efficace que je suis allée moi aussi faire mes devoirs.
Who’s the boss?
Voilà, on approche de la première semaine d’école.
La vraie rentrée.
Mais pas celle qui fait stresser tout le monde, les maîtresses, les parents, les enfants.
Celle où tout démarre vraiment.
La semaine entière, avec l’emploi du temps au complet, du lundi morose vendredi soir salutaire, en passant par le mercredi fatigant.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, l’organisation familiale, scolaire et extra-scolaire, la douche approfondie du dimanche soir, les courses du mardi pour le poissonnier, les rendez-vous, les loisirs des uns et les obligations des autres.
Il n’y a qu’une invariable dans cette petite vie en mode accélérée qui va durer plus du temps d’une grossesse.
Les devoirs.
Et ça commence tôt.
Ils se sont insidieusement incrustés dès jeudi soir pour les uns, vendredi pour les autres.
Et bien sûr, à rendre pour lundi, la vraie rentrée.
C’est que tout naturellement, j’ai voulu intégrer dans la conversation dominicale, entre la quiche et le yaourt.
« Sinon, vous avez déjà des devoirs?
-Oui
-Oui
-Oui
-Et donc, vous les avez faits, c’est une évidence.
-Non
-Non
-Non
-Et ça aussi, c’est une évidence. »
J’allais monter dans les tours graduellement et sortir mon fameux couplet du « et-vous-vous-y-mettrez-à-Pâques-ou-à-la-Trinité? » quand je me sens comme aspirée par ma gauche. Le conjugué prenait un long souffle. Autant dire que ça allait chier des bulles carrées. Comme disent les jeunes, « Alors là, ça va capslocker. »
« VOUS AVIEZ 3 JOURS, CERTAINS 4 POUR FAIRE VOS DEVOIRS ET VOUS AVEZ RIEN FOUTU?
-Mais c’est juste une feuille de cours à coller, ça va!
-Moi, un dev’ d’allemand mais la routine, en 2 minutes, c’est bon!
-… » Ne moufta pas le Benjamin, dont la tête vissée tournant le dos à tout le monde signifiait déjà qu’il pleurait à chaudes larmes.
« ALORS DEUX CHOSES. PRIMO, LES DEVOIRS, C’EST TOUS LES JOURS, EN RENTRANT, DU LUNDI AU VENDREDI. ET LE DIMANCHE, ON RELIT.
ET DEUZIO, VOUS ALLEZ ARRÊTER TOUT DE SUITE DE ME SOUPIRER ET ME PARLER COMME AVEC VOS POTES. C’EST QUI LE PATRON ICI? » Souffla mon homme et leur père, laissant place à une armée d’anges suivi d’un troupeau de mouches qui se sont senties tellement concernées qu’elles sont allées chez le voisin.
Chacun a débarrassé son bout de table, ravalé ses larmes et ses glaviots, et s’en est allé faire ses devoirs.
Quant à moi, j’ai tellement trouvé la prestation efficace que je suis allée moi aussi faire mes devoirs.
J’ai couvert les livres.
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