Ah, parfois, ici, on prend des virages tellement serrés qu’on en laisserait la culotte sur le siège.
Aussi, quand je ne hurle pas après la tribu qui a un sens de la visée plus qu’approximatif, ou que je n’attaque pas la pile de linge par la face Ouest, je lis.
Des livres, des romans, des recueils…
Que ce soit parce que je les connais, ou par simple bouche-à-oreille, quand ce n’est pas par la publicité tapageuse, dès que le temps suspend un peu son putain de vol, à moi la danse des mots dans mes yeux avides.
Et en parlant de bouche-à-oreille, qui se prononce désormais « réseaux sociaux », je viens de passer à table.
Mais c’est pas moi, c’est Monette.
Monette, elle a des blogs, des amis, on la voit partout, elle sillonne la France avec ses Pataugas et ses aiguilles.
Mais elle a aussi une nièce.
Elle s’appelle Manon Thuleau, elle n’a que 16 ans et est déjà maman.
Maman d’un beau petit bébé appelé « Qui est coupable?« , dont le papa est Mon petit éditeur
Et là, je dois avouer mes faiblesses, j’ai failli.
J’ai commandé.
Je veux savoir ce qui se passe dans la tête d’un écrivain qui pourrait être ma fille.
Rendez-vous quand j’aurai enfin trouvé.










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