Décidément, ces derniers jours ont été d’une intensité…
Après le miracle de l’aubergine, le départ d’Elle, une petite curiosité n’a pas échappé à mon désir de partage.
L’autre jour, c’était un lundi, maman, ma soeur cadette et sa fille sont montées boire le café après le repas de midi.
Ce petit microbe, à peine plus haut que mon fémur, a vite compris qu’il valait mieux jeter son dévolu sur son oncle que sa femme. Ainsi, dès qu’elle voit le Conjugué, son « tonton Z », elle ouvre les bras, les yeux et la bouche à leur maximum et le câline.
Nous autres sommes habituées à ce petit manège et passons vite à autre chose, comme la question du nombre de sucre dans nos cafés.
Ce jour-là, au bout de vingt minutes, le Conjugué et sa nièce avaient disparu du radar.
Je suis allée dans son bureau, personne. Un gros doute s’est alors emparé de moi, le Conjugué qui n’est pas dans son antre, y a une faille spatiotemporelle dans le continum espace temps que c’est pas possible autrement.
Mais pas de nièce non plus.
Logique.
Nous les avons retrouvés.
L’une sur les genoux de l’autre, silencieux, absorbés par le bordel étalé sur le bureau du Benjamin.
« Chut, on joue.
-Et à quoi vous jouez?
-On enfile des perles. »
Ils y ont passé presque tout l’après-midi.
Le conjugué a réalisé lui-même un bracelet pour sa nièce, ainsi qu’une parure pour à mon endroit.
J’ai à peine insisté.

Il n'a pas réalisé la nappe.
Moi, je dis que cette Grue de Spike, elle a du souci à se faire, dans le Sud, l’été, enfiler de perles, ça a un certain succès.
Heureusement que je suis pas bégueule, et que je n’accorde aucun traitement de faveur aux artistes qui me demandent un petit coup de pouce de temps en temps.
« Dis, tu peux me faire du sponso gratos, avec ton blog influent et visité plus souvent qu’une professionnelle de la relation sexuelle tarifée? »
« T’as vu, elle porte un Giamaya. »
Enfin, l’évènement marquant, c’est que le Conjugué est très bien assorti à sa nièce.
Je suis sûre que dans son plus profond surmoi, il aurait aimé avoir une fille.
J’ai juste la trouille qu’il m’en demande une.











