J’ai passé environs 2 heures au téléphone tout à l’heure.
En dehors du fait que j’avais l’oreille aussi chaude qu’une chatte en chaleur plancha andalouse en juillet vers midi 15 heures, et que j’ai trouvé une nouvelle appli pour Désiré, qui aurait donc pu faire office de chauffe-plat, j’ai été dans l’incapacité de l’utiliser comme appareil photo.
Elle m’a narguée pendant plus d’une heure, alors que je l’avais aperçue au sommet du frigo.
Lentement, pendant que je causais strictement boulot-boulot, elle a joué avec mes nerfs, ma concentration, tricotant son piège invisible entre le plafond et le sol.
Mais ce n’est qu’une araignée. Elle ignorait que je ne serais jamais prise dans sa toile, et que la mienne, elle est virtuelle.
Elle ignorait que je ne crains pas les araignées, même déguisées en tigre, grasses comme une oie et velues comme une suédoise.
Elle ignorait surtout que sitôt mon téléphone transformé en objectif, elle allait devenir proie plutôt que prédateur.
Elle ignorait surtout la tong 44 de l’enfant sandwich.
« Tiens, CONNASSE, ça t’apprendra à faire de l’accrobranche sur la porte du frigo. »
Il l’a écrasée comme une merde.
« N’empêche, c’est une bonne astuce pour les régimes, la grosse araignée sur la poignée du frigo. »










