Les parisiennes, tout le monde le sait, c’est snob, ça aime la modasserie et les magazines féminins, ça déteste la campagne non urbanisée, et ça connaît sa cuisine.
Mais ce qu’on sait moins, c’est que c’est super capricieux.
Ah ça aussi, on savait?
Je l’ignorais totalement quand j’ai lancé ma petite rubrique culinaire en mettant maman à l’honneur tous les mardis.
La semaine dernière, débonnaire, je propose à mes lectrices du Nord de l’Europe un gratin de nouilles Tézier.
Et c’est cette égoïste, sale gosse, bêcheuse et peste de Spike qui a tapé des mains et des pieds de partout en premier.
Alors afin d’éviter de soulever une émeute et de subir un lynchage en règle des copines, j’ai préféré m’exécuter.

La postière a dit "Alors c'est la 1ère fois qu'on me la fait, celle-là"
Et hier soir…
Et parce que finalement finalement, Spike est forcément gentille, elle m’a livré sa recette.
Les Tézier, elle les a directement fait cuire dans le plat à gratin avec le lait et de la ciboulette, et un saupoudrage de Comté. Visiblement, tout le monde a aimé.
Oh bien sûr, sinon elle serait pas parisienne, « Ouais, tu comprends, les nouilles, elles tiennent pas dans la casserole, ouais, c’est quoi ce bordel provincial, elles se tordent… »
Mais en gros, je pense que ça veut dire que c’était bon.
Tellement que ça va s’exporter via Bordeaux cette histoire.
Donc je passe le relai, si vous voulez des Tézier et que vous remuer tout Panâme, adressez-vous à Esme.












