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L’URSSAF et moi, je sens qu’on va conclure

Publié le 31 mai 2010 par dans Zette & The City

Ah, voler de ses propres ailes, être son propre patron, bosser en pyjama avec une haleine de morse si on veut, ça, c’est la belle vie du travailleur indépendant en autoentrepreneur que je suis devenue.

Ensuite, vint la rencontre avec l’ URSSAF, où on apprend que la liberté, faut la payer.

De là, les 1ers déboires dans les déclarations de recettes, où on sait plus très bien ce qu’on a déjà encaissé ou pas, si on se plante pas dans les délais.

Puis le jour béni de la déclaration des revenus, et l’angoisse de la case à cocher pour déclarer aux impôts ce qu’on a déjà déclaré à l’URSSAF, mais qu’on nous dit que c’est pas grave mais qu’il faut le mettre quand-même que ce sera déduit de toute façon mais qu’il faut qu’on sache pour le calcul du quotient familial ou du revenu du foyer fiscal alors qu’on en est déjà à relire cette phrase pour la 8ème fois.

Enfin, l’ouverture en tremblant d’un énième courrier de notre amant anonyme de l’URSSAF qui devient moins tendre et romantique.

« AVIS AMIABLE »

Ainsi donc, je n’aurais pas assez donné de tout mon amour patronal puisque je serais redevable de majorations et que je serais priée de bien vouloir régler mon dû faute de quoi « Une procédure de recouvrement sera engagée. »

L’angoisse monte lorsqu’abattue, coupable, je compose le numéro de téléphone de mon ardent amoureux épistolaire.

Déjà, « Votre attente est estimée à moins de 30 secondes » dure depuis 5 minutes mais ça tombe bien, j’avais un yaourt sur le feu alors j’en ai profité.

Quand soudain, je suis reçue par une dame fort aimable qui me demande de patienter.

« Bonjour, attendez. »

Je sens son corsage probablement en organza comme les rideaux se froisser contre le combiné et quelques bavardages de début d’après-midi, probablement une conversation entamée à la cantine que mon appel désespéré aura contrarié.

« Je vous écoute. »

Je lui explique fébrilement que ce que je viens de recevoir m’étonne, m’affole, mais surtout que j’ignore pourquoi je suis majorée.

« Et bien à 2 jours près, vous avez déclaré dans les temps, c’est-à-dire que vous avez déclaré en retard de 2 jours sur 2 périodes de déclaration.

-Ce sont donc des pénalités de retard.

-Tout à fait. Mais ne vous inquiétez pas, ne les réglez pas, on comprend que c’est la 1ère fois, alors faites-nous un courrier où vous demandez une remise et en expliquant de bonne foi que vous avez oublié et que vous n’êtes pas habituée.

-Je vous remercie de votre diligence. »

Tout est bien qui finit bien et tant mieux, parce que je crois bien que l’URSSAF et moi, on est parti pour faire un bon bout de chemin sur la voie postale ensemble.

Blague à part, je pense que ce statut d’autoentrepreneur a surpris tout le monde, qu’il a été annoncé et vendu comme une formalité ultra-simplifiée tant aux particuliers qu’aux agents de la fonction publique chargés de gérer ces milliers de petits patrons en herbe que nous sommes. Le résultat est là, personne ne sait très bien quelles cases il faut remplir, quand et comment.

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  comments 

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  1. Auto Entrepreneur (5 comments)

    fin 2011 les choses commencent à être mieux maitrisés, mais pas encore totalement même par certains organismes officiels qui s’y perdent…

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