Je sais que ça aurait dû être poissonnerie, mais comme c’était maladie, c’est remis.
Heureusement qu’hier, un cantalou est venu se perdre par chez nous avec son accent à couper au couteau à fromage.
Et même si maman avait préparé de bons petits plats simples mais délicieux comme comme elle, on avait tous hâte d’arriver à la fin du repas.
Alors après les oeufs en faux mimosas puisque farcis du jaune, mais également de céleri rave et de tapenade, on s’est dépêchés de faire sa fête à une pintade à laquelle on a doré la pilule grâce à son propre jus et de l’huile, on s’est pas non plus attardés sur les petits flans de gratin dauphinois un peu customisés avec les patates réduites en purée plutôt qu’en fines tranches, et on a presque pas remarqué les petits fagots de haricots verts qui tentaient d’attirer notre attention.
Non, nous, ce qu’on attendait, c’était le formage.
Même les tartelettes à base de pâte brisée et de confiture de myrtille après n’y ont rien fait, ce plateau de fromage est probablement ce dont je me rappellerai longtemps de ce mardi dans la cuisine de maman.
Et avant qu’on ne lui jette un sort, je me suis empressée de détailler la coupe:
Un salers,
Un Saint-Nectaire,
Un Gaperon,
Le tout parvenu jusqu’à chez nous à partir de chez lui
Oh je pense qu’on a dû la lui faire souvent, celle du « Bouchet qu’est fromager ».















