Ce soir, en guise de dessert après le dessert après le dîner, mais avant le souper, j’avais prévu de vous servir un petit yaourt, mais j’ai réalisé qu’on était pas encore la 1ère semaine de 2010, date à laquelle ici-même, tous les lundays, aux alentours de maintenant, ce sera yaourt à volonté.
Les produits laitiers sont nos amis du lundi.
Ceci était un teasing, merci de votre réactivité.
Du coup, j’ai lâchement abandonné mon Mac sur le canapé, comme dans une pub pour des salons design à 1M$ le coussin en peau de testicule de yack retournée, tannée à la poudre de sésame noir de Turquie, genre on est tellement pété de thunes qu’on laisse son Mac choir de traviole sur son canap’, on s’en fout si le chat passe par là, joue avec le fil et explose le Mac sur le marbre.
Et je me suis mise en mode Passi.
Et 1, et 2 je zappe et je mate.
Jusqu’à NT1, où la fin de Signes extérieurs de richesse ne me laissait qu’une belle impression du programme à venir.
Man vs Wild, que ça disait.
Tout de suite, pour les anglophobes, voici les explications:
En gros, on nous fait plus ou moins croire qu’un anglois, lâché dans un univers hostile, un peu partout dans le monde sauf dans sa lande natale, il peut survivre tranquille Basile, avec sa jolie chemise et yeux bleus.
L’ensemble est somme toute assez agréable à regarder, un physique de baroudeur pour autant pas forcément l’archétype du Rambo, crade juste ce qu’il faut, suant à petites perlées, même pas il doit sentir sous les bras.
De l’Afrique à l’Océanie, avec sa barbe de 3 jours, le gus, il se balade.
Mais la rando, c’est bien connu, ça creuse. Même un comédien. Même super bien payé. Même sur NT1.
Sauf qu’à force d’aligner les chèques, la prod’, elle a plus le budget cantoche.
Article 22: tu te démerdes comme tu peux.
Qu’importe, Charlotte, les vrais warriors, ils bouffent tout ce qu’ils trouvent.
Et il le fait.
En même temps, c’est le concept de l’émission.
Et à partir de là, c’est un véritable festival.
Le mec, en gros, il se tape l’arche de Noé.
De l’araignée au scorpion pas très contents à l’idée de se faire bouffer vivants, de la couleuvre à la tortue braisées, du zèbre faisandé au chameau encore chaud, et pour arroser les agapes, rien de tel que de siroter une gourde d’urine fraîchement collectée.
Tout juste s’il vomit sous l’oeil de la caméra un testicule de bouc. Et encore, un petit crachat, même pas le gros raoûl.
Mais ce n’est pas tout.
Y a une voix off, qui ne fait pas partie du voyage (rappelez-vous, le budget), qui devait se faire chier à faire du docu animalier, qui prend là une belle revanche et qui oscille entre recette de cuisine et conseil médical.
« Videz la vipère à cornes, pelez-la et faites-la bien griller, sans oublier de brûler la tête. »
« Manger de la viande crue peut donner le botulisme »
« Le poisson cru ne présente qu’un tout petit risque d’hépatite A »
« Les baies rouges sont mortelles, les blanches, beaucoup moins »
Bon alors forcément, mon gratin dauphinois, ma petite compote fraise-banane et mon rôti de porc froid ont fait un rapide aller-retour dans mon estomac, n’ont pas trouvé les lieux assez agréable pour en faire leur denrière demeure et sont allés visiter les catacombes des chiottes.
Mieux que la gastro de Noël que je me vantais de n’avoir pas choppée.
Maintenant, je compatis à la souffrance annuelle de la famille vomi.










