First time

18 octobre 2009
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Let’s talk about sex, vous voulez bien?

Ah c’est pas moi, c’est Zoridae qui commande. Et prochainement ici, la suite logique, expressément sommée par Virginie ainsi que son paillasson, avec une cascade mathématique.

Enfin…

Ici, il est plutôt question d’amour parce que c’est bel et bien lui qui m’a mise dans cette situation, ce soir du joli mois de mai, celui de Marie

COMME QUOI, ELLE, HEIN, BREF…

Celui dont j’ignorais, à l’instant même où on s’est mis à comprendre, tous les deux, que ça allait être THE moment, qu’il serait le conjugué d’aujourd’hui, m’avait annoncé quelques jours plus tôt en catastrophe qu’il partait sous les drapeaux, avec son pompon rouge sur la tête, pour un an, se lamentant de ne pas connaître la date de sa première permission, me suppliait de nous revoir une dernière fois avant de prendre son premier quart.

OK! PASSE DONC ME PRENDRE QUAND TU VEUX, MES PARENTS SONT ABSENTS POUR LE WEEK-END!

« Hé-hé », qu’il a dû se dire, le conjugué qui n’avait qu’une idée derrière la tête et tout le matos révisé dans le caleçon.

« Chic alors, on va dormir ensemble comme les vrais, sauf qu’il nous respecte tellement, mes 15 ans et moi, qu’il va pas me toucher, oh que ce sera romantique, les étreintes interminables à s’en donner des fourmis dans les bras tout ankylosés le matin à l’aube.

-Ouais, pense bien à aller te brosser les dents avant qu’il se réveille, sinon il va finir sur le canapé ton Jules. Et si au même réveil, t’es toujours vierge, c’est qu’il est homo, ton mec. »

Ah.

LA JALOUSIE, DES FOIS…

Ainsi fut dit, ainsi fut fait, nous nous retrouvons enveloppés dans mes jolis draps en coton rose et bleu pastel, dans ma chambre remplie de la pénombre et des néons « Police Municipale » collés contre ma fenêtre, dans une ambiance de port de plaisance, entre le tintement des mâts des voiliers et le bon fumet des premières baraques à frites du bord de mer.

« T’as pas chaud toi?

-Si, pourtant on est que le 15 mai.

-Tu peux te mettre à l’aise tu sais, tu dois crever de chaud dans ton jogging.

-Mais je suis frileuse.

-Je vais te prendre dans mes bras et te frictionner le dos. »

De frictions nécessaires en carresses érectiles, de tendres bisous en fougueux baisers, de gym au sol en parade amoureuse, le seul petit cri de douleur a laissé place à une certaine mélodie du bonheur maintes fois répétée la nuit durant, jusqu’à ce que l’huile des friteuses en soit rancie.

ET MÊME PRESQUE PAS MAL EN PLUS!

« En fait, je pense que ça devrait pas exister les premières fois.

-T’as bien raison, la seconde, c’est nettement mieux. »

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